Mehdi Djelil, également connu sous le nom de Bardi, fonde sa pratique dans une continuité ancestrale, de l’art rupestre aux mythes méditerranéens. Pour lui, la peinture est un espace de transcendance, une façon de parler à l’intellect par les yeux, par la ligne et la couleur. Méfiant de la surexplication, il préfère la suggestion à la définition, le geste à la fixité. Dans Le Sommeil des Dieux, il évoque un panthéon fluide où les figures antiques et les histoires fondatrices s’entrelacent, révélées par des étendues d’acrylique, des lignes de pastel et des collages occasionnels. Inspiré par le symbolisme, il aborde la couleur de manière relationnelle, parlant de « mélanges de couleurs » plutôt que de teintes isolées, où aucune nuance ne se tient seule. Son travail s’allège au fil du temps, se dirigeant vers une peinture d’essence, habitée par les formes d’un rêve en expansion.